I. La maison dite « à Artigaux » ou « Maison Ducastaing »

Une propriété composée de deux demeures, où se côtoient l’architecture bourgeoise du XVIIIᵉ siècle et une grande maison édifiée sous le Second Empire.

Une entrée monumentale

La propriété est entourée de murs en galets roulés. Elle s’ouvre sur le chemin de Termalle par une porte cochère en anse de panier, encadrée de deux pilastres.

Son décor comprend un cœur placé entre deux accolades.

Une pierre gravée porte le nom de Pierre Ricau, maçon et tailleur de pierre établi à Préchac, ainsi que l’année 1812, correspondant à la construction de cette entrée.

Une propriété ancienne

Au XVIIᵉ siècle, la maison dite « à Arrigaux » appartient à Philippe Dartigaux, veuve de Gabriel de Montesquiou, seigneur de Préchac et de Galax, et mère de Daniel de Montesquiou.

La propriété est ensuite acquise par François Ducastaing, maître-chirurgien. Ses descendants, eux aussi médecins ou maîtres-chirurgiens à Tarbes, la conservent jusqu’en 1979, année de son acquisition par les propriétaires actuels.

Deux maisons réunies dans une même propriété

La propriété actuelle rassemble deux demeures :

  • une maison ancienne, liée au maître-chirurgien du XVIIIᵉ siècle ;
  • une maison plus récente, construite sous le Second Empire.

Cette dernière est profondément remaniée dans les années 1930 par l’architecte tarbais Gassand, après un incendie.

La maison ancienne

La maison ancienne constitue un témoignage de l’architecture de la bourgeoisie rurale du premier tiers du XVIIIᵉ siècle.

La date de 1764 a été relevée sur le départ de l’escalier. Sa façade, élevée sur un étage, était à l’origine organisée en trois travées. La travée située à l’est a disparu lors de la construction de la grande maison sous le Second Empire.

La façade conserve notamment une porte cloutée et des fenêtres en arc surbaissé à petits carreaux.

À observer

Lors de votre passage, prenez le temps de remarquer :

  • la porte cochère en anse de panier ;
  • les deux pilastres qui encadrent l’entrée ;
  • la pierre gravée au nom de Pierre Ricau et datée de 1812 ;
  • la porte cloutée de la maison ancienne ;
  • les fenêtres en arc surbaissé ;
  • la coexistence de deux maisons appartenant à des périodes différentes.

Le saviez-vous ?

Plusieurs générations de la famille Ducastaing ont exercé comme médecins ou maîtres-chirurgiens. La propriété est restée entre les mains de leurs descendants jusqu’en 1979.

Les Amis de l'Église de Préchac-sur-Adour